Beaucoup de locataires signent leur contrat de bail sans le lire attentivement. Pourtant, certains propriétaires y insèrent des clauses qui vont à l'encontre de la loi. Ces clauses sont réputées non écrites : elles n'ont aucune valeur juridique, même si vous les avez signées.
La loi du 6 juillet 1989 régissant les baux d'habitation établit une liste précise des clauses interdites. Ces clauses sont dites "non écrites" par l'article 4 de cette loi, ce qui signifie qu'elles n'ont aucun effet juridique, même si elles figurent dans le contrat signé.
Une clause est abusive lorsqu'elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations du propriétaire et du locataire, au détriment de ce dernier.
Art. 4 de la loi du 6 juillet 1989 : est réputée non écrite toute clause qui impose au locataire des obligations qui ne sont pas prévues par la loi ou qui lui retirent des droits reconnus par celle-ci.
Certains propriétaires tentent d'intégrer des clauses illégales sur le loyer :
Relisez votre bail et comparez chaque clause à la liste des clauses interdites par l'article 4 de la loi du 6 juillet 1989 et par le décret du 31 janvier 2017 (liste des clauses abusives dans les baux).
Notifiez votre propriétaire par écrit que la clause est réputée non écrite, en citant les articles de loi applicables. Demandez-lui de confirmer par écrit qu'il renonce à l'appliquer.
En cas de litige, la Commission Départementale de Conciliation (CDC) peut être saisie gratuitement avant tout recours judiciaire. Elle rend un avis dans un délai de deux mois.
Si la conciliation échoue, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire peut être saisi. Il peut constater la nullité de la clause et, si elle a été appliquée, condamner le propriétaire à rembourser les sommes indûment perçues.
Analysez votre contrat de location avec JustiXia. On identifie les clauses illégales et on rédige votre courrier de contestation.
Analyser mon bailCet article est fourni à titre informatif. Pour toute situation complexe, consultez l'ADIL de votre département ou un avocat spécialisé en droit immobilier.